Publié dans Politique

Décès d’un étudiant à Antsiranana - Le Président de la République induit en erreur 

Publié le vendredi, 10 octobre 2025

Mercredi dernier à Iavoloha, le Président Andry Rajoelina a parlé franchement. Il a dit que ceux qui lui ont toujours dit que tout allait bien sont justement ceux qui ont conduit le pays dans la situation actuelle. Une phrase qui a fait réagir, beaucoup y voyant une critique directe envers ses collaborateurs à la Présidence. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que ses mots trouvent un nouvel écho.

 

Le député de Sambava, Norbert Mamangy, a pris la parole pour corriger une erreur du Président sur le cas de l’étudiant d’Antsiranana décédé fin septembre. “Président, cette information est fausse. Ce n’est pas de votre faute, mais celle de ceux qui vous ont envoyé un mauvais rapport”, a déclaré le parlementaire. Le Président avait affirmé à la télévision Réunion 1ère que le jeune homme avait été tué après avoir été pris en flagrant délit dans une bijouterie. Mais selon plusieurs sources locales, l’étudiant Rivaldo serait mort le 26 septembre vers 11 heures du matin, alors que la bijouterie avait été pillée dans la nuit du 25 au 26.

D’autres comme des élus et d’anciens hauts fonctionnaires locaux, confirment cette version. Sur les réseaux sociaux, de nombreux témoignages vont dans le même sens. Tout cela montre une fois de plus que certains collaborateurs ont induit en erreur le Chef de l’Etat en transmettant de fausses informations.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive. On se souvient encore de la déclaration du Président affirmant que c’était “la première fois que les Barea atteignaient une demi-finale du CHAN”, alors qu’en réalité c’était déjà arrivé auparavant. Des erreurs répétées qui finissent par nuire à la crédibilité du Président et de son équipe.

A la Présidence, beaucoup commencent à penser qu’un grand ménage s’impose. Le Président lui-même semble en avoir conscience. Car à force d’être entouré de gens qui disent toujours “oui”, les erreurs s’accumulent et la confiance s’érode. Un tsunami à Iavoloha, ce serait peut-être ce qu’il faut pour remettre de l’ordre et permettre au Chef de l’Etat de s’appuyer sur des conseillers compétents, honnêtes et capables de dire la vérité, même quand elle dérange.

 

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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